Fichiers supprimés, disque formaté ou devenu illisible ? J'interviens à domicile, je travaille sur une copie, et je vous dis d'emblée ce qui est possible.
Si vous venez de supprimer des fichiers par erreur ou de formater le mauvais disque, la chose la plus utile que vous puissiez faire est de cesser immédiatement d'utiliser la machine. Éteignez-la si vous le pouvez.
La raison est simple : quand un fichier est supprimé, il n'est pas effacé. Le système se contente de marquer l'espace qu'il occupait comme disponible. Les données sont toujours là, intactes, jusqu'à ce que quelque chose vienne écrire par-dessus. Chaque minute d'utilisation, chaque page web ouverte, chaque mise à jour automatique en arrière-plan augmente le risque que cet espace soit réutilisé.
C'est aussi pour cela qu'il ne faut surtout pas installer un logiciel de récupération sur le disque concerné : l'installation elle-même peut écraser précisément ce que vous cherchez à sauver. Le temps compte réellement, et il joue contre vous.
Si le disque fait des bruits inhabituels, claquements répétés ou grattements, éteignez tout de suite et ne rallumez pas. Chaque tentative supplémentaire dégrade un peu plus un mécanisme déjà endommagé.
Toutes les pertes de données ne se valent pas. Voici ce qu'on peut raisonnablement espérer selon les cas, pour que vous sachiez à quoi vous attendre avant même que j'intervienne.
Fichier supprimé ou corbeille vidée. C'est le cas le plus favorable. Si le support n'a pas été beaucoup sollicité depuis, les chances de récupération sont élevées. Une intervention rapide fait toute la différence.
Disque ou clé formaté par erreur. Un formatage rapide ne détruit pas les données, il reconstruit seulement la table qui indique où elles se trouvent. La récupération reste souvent possible, même si les noms de fichiers et l'arborescence sont fréquemment perdus : on retrouve les contenus, pas toujours le classement.
Partition illisible, disque non reconnu par Windows. Le support est demandé « à formater » alors qu'il contenait vos données, ou il n'apparaît plus dans l'explorateur. Si le disque est encore détecté électroniquement, la table de partition peut souvent être reconstruite et l'accès rétabli.
Panne matérielle. Le disque n'est plus reconnu du tout, fait du bruit, ou chauffe anormalement. C'est le cas le plus délicat, et celui où il faut être franc sur les limites : voir plus bas.
Le principe qui gouverne tout le reste : on ne travaille jamais sur l'original. Tenter une récupération directement sur le support endommagé, c'est risquer de perdre définitivement ce qu'on cherchait à sauver.
Je commence donc par créer une copie secteur par secteur du support, une image complète qui inclut aussi les zones marquées comme vides. Sur un disque en début de défaillance, cette copie se fait en tolérant les erreurs de lecture, en plusieurs passes, pour extraire le maximum avant que l'état se dégrade. Toute l'analyse se fait ensuite sur cette image, jamais sur le disque d'origine.
Sur cette copie, je travaille selon le cas : reconstruction de la table de partition quand la structure est atteinte, ou analyse en profondeur qui parcourt l'ensemble du support à la recherche des signatures de fichiers, ce qui permet de retrouver photos, documents et vidéos même quand plus aucune arborescence n'est lisible.
Le résultat vous est restitué sur un support que vous fournissez ou que j'apporte. Je vous montre ce qui a été retrouvé avant de partir, et je suis clair sur ce qui manque.
Il y a une limite nette, et je préfère l'annoncer avant l'intervention plutôt qu'après.
Quand un disque n'est plus reconnu électroniquement, quand il claque ou quand la panne est mécanique, la récupération suppose d'ouvrir le disque dans une salle blanche, un environnement où l'air est filtré de toute poussière, avec des pièces de rechange du même modèle exact. Une seule particule de poussière sur un plateau qui tourne à 7 200 tours par minute raye la surface et détruit définitivement les données.
Je ne dispose pas de cette installation, et personne ne peut l'improviser sur une table de cuisine. Dans ce cas, je vous le dis, et je vous oriente vers un laboratoire spécialisé en vous expliquant ce qui va se passer et ce que cela représente. Un laboratoire sérieux établit un devis après examen et ne facture rien si la récupération échoue.
Deux méthodes qui circulent sur internet sont à proscrire : mettre le disque au congélateur, et l'ouvrir « juste pour voir ». La première ne fonctionne pas et ajoute de la condensation, la seconde condamne définitivement les données et rend une récupération professionnelle impossible ensuite.
Vous dire cela me fait perdre des interventions. Mais promettre une récupération que je ne peux pas faire vous en ferait perdre bien davantage.
Une récupération réussie est un soulagement. Elle reste plus longue, plus incertaine et plus coûteuse qu'une sauvegarde qui aurait pris dix minutes à mettre en place.
La règle que j'applique pour mes propres données s'appelle la règle 3-2-1 : trois copies de vos fichiers, sur deux supports différents, dont une conservée hors du domicile, dans le cloud ou sur un disque déposé chez un proche. Cette dernière copie est celle qui vous sauve en cas d'incendie, de dégât des eaux ou de cambriolage.
Un point souvent mal compris : la synchronisation cloud n'est pas une sauvegarde. Si vous supprimez un fichier sur votre ordinateur, il disparaît aussi du cloud. Et si un rançongiciel chiffre vos fichiers, la synchronisation propage les versions chiffrées. Ces services proposent un historique des versions, utile mais limité dans le temps.
Je mets en place une sauvegarde automatique et je vérifie qu'elle se restaure réellement : une sauvegarde jamais testée est un pari, pas une protection. Voir la page sauvegarde de données.
J'interviens en Savoie et en Haute-Savoie, principalement autour d'Aix-les-Bains, Chambéry et Annecy, ainsi que dans les communes du bassin chambérien et de l'avant-pays savoyard. Pour une récupération de données, le déplacement se fait à domicile, ce qui évite de confier votre disque à quiconque.
Le diagnostic initial est gratuit : je regarde l'état du support, je vous dis ce qui est réalisable et ce qui ne l'est pas, et vous décidez ensuite. Le tarif de l'intervention vous est annoncé à ce moment-là, avant que je commence. Le détail des formules est sur la page offres.
Si votre ordinateur ne démarre plus et que vous craignez pour vos fichiers, la page ordinateur qui ne démarre plus décrit la démarche : dans ce cas de figure, l'extraction des données passe systématiquement avant toute réparation.
Probablement oui, surtout si vous avez peu utilisé l'appareil depuis. Les données supprimées restent physiquement présentes tant que rien n'a été réécrit par-dessus. Le facteur décisif n'est pas le nombre de jours écoulés mais la quantité d'écriture qui a eu lieu depuis. Un ordinateur laissé éteint depuis la suppression est dans la meilleure situation possible. Cessez de l'utiliser et appelez-moi.
Non, et méfiez-vous de qui vous le garantit. Le résultat dépend de l'état du support et de ce qui s'est passé depuis la perte, deux choses qu'on ne connaît qu'après examen. Ce que je garantis, c'est de vous dire honnêtement ce qui est réalisable après le diagnostic gratuit, avant que vous engagiez quoi que ce soit, et de ne pas aggraver la situation en travaillant sur une copie plutôt que sur l'original.
Éteignez immédiatement et ne rallumez pas. Un claquement régulier signale que les têtes de lecture ne se positionnent plus correctement, et chaque nouvelle tentative de démarrage risque de rayer les plateaux. C'est une panne mécanique qui relève d'un laboratoire en salle blanche, pas d'une intervention à domicile. Je peux confirmer le diagnostic et vous orienter vers un prestataire sérieux, en vous expliquant à quoi vous attendre.
Oui. L'intervention se fait chez vous, en votre présence, et votre support ne quitte pas votre domicile. Je n'ouvre pas vos fichiers au-delà de ce que la vérification technique exige, et les copies de travail sont effacées de mon matériel une fois l'intervention terminée. Si le dossier doit partir en laboratoire, vous choisissez le prestataire et traitez directement avec lui.
N'utilisez plus l'appareil et décrivez-moi la situation. Je vous rappelle pour un diagnostic gratuit.
Vous êtes un professionnel ? Je réalise aussi des audits de sécurité informatique sur site pour les TPE de 1 à 10 salariés.
Découvrir l'audit de sécurité